L’Espagne progresse dans le rapport PISA sur l’éducation

Même si les problèmes du système éducatif sont immenses et que les différents acteurs concernés en ont parfaitement conscience, le dernier rapport PISA sur les compétences en lecture, en mathématiques et en sciences est plutôt positif pour l’Espagne, qui remonte au niveau de la moyenne des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE).

L’instruction publique de notre voisin pyrénéen est par ailleurs la troisième plus égalitaire au monde et, outre-Pyrénées, les élèves issus des strates socio-économiques les plus modestes s’en sortent mieux que dans la plupart des autres pays. Concrètement, seuls le Japon, l’Estonie, la Finlande et la Corée du Sud dépassent l’Espagne en la matière.

Si l’on s’intéresse aux résultats des différentes communautés autonomes espagnoles, il existe un écart maximal de 66 points entre la meilleure et la moins bonne d’entre elles, selon la notation de l’OCDE. En ce qui concerne les mathématiques, la Navarre, la Castille-et-León, La Rioja et la Communauté de Madrid sont, dans l’ordre décroissant, les régions espagnoles où les élèves ont les meilleurs résultats. Au contraire, les Canaries, l’Andalousie et la Région de Murcie ferment la marche, dans l’ordre croissant. Concernant la compréhension de textes simples, ce sont l’Estrémadure, l’Andalousie et les Baléares, dans l’ordre croissant, qui se situent en bas de tableau, tandis que la Castille-et-León, la Région de Madrid et la Galice se trouvent en tête de classement. Enfin, dans le domaine des sciences, c’est de nouveau la Castille-et-León, la Communauté de Madrid, la Navarre et la Galice qui occupent les premières places – le Pays basque en étant absent en dépit d’une réputation (pas totalement imméritée) d’excellence éducative et universitaire.

Sources : http://www.abc.es/sociedad/abci-sistema-educativo-espanol-tercero-mas-equitativo-ocde-201612061847_noticia.html et http://politica.elpais.com/politica/2016/12/02/actualidad/1480709130_114964.html

Molina de Aragón, la « petite Sibérie espagnole »

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Le château de Molina de Aragón (photographie : office de tourisme de la comarque de Molina y el Alto Tajo)

Située à quelques encablures de la province de Teruel (Aragon), la commune de Molina de Aragón, placée dans la province de Guadalajara (Castille-La Manche), est réputée pour être la plus froide d’Espagne. Elle a ainsi atteint la température de -28,2 degrés Celsius le 28 janvier 1952, un des points les plus bas jamais enregistrés dans le pays. Peuplée d’un peu moins de 3 500 habitants, cette bourgade affiche par ailleurs une température moyenne de 10,5 degrés tout au long de l’année, ce qui s’explique par sa localisation et le relief des environs.

Située à un peu plus de 1 000 mètres d’altitude, Molina de Aragón est entourée par plusieurs massifs (Aragoncillo, Caldereros, Picaza) appartenant au Système ibérique, ce qui provoque une plus faible radiation solaire et un refroidissement de l’atmosphère. Les nuits y sont par ailleurs plus longues que la moyenne nationale. Avec à peine 1,63 habitant par kilomètre carré, la commune est par ailleurs fort peu densément peuplée et subit depuis plusieurs décennies un exode rural important. D’où son surnom de « petite Sibérie espagnole ».

Source : http://www.abc.es/espana/castilla-la-mancha/abci-molina-aragon-siberia-espanola-201612020105_noticia.html

L’Espagne augmente sa contribution à l’Agence spatiale européenne

Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, a annoncé au début du mois de novembre 2016, lors d’une réunion ministérielle spécifique qui se déroulait à Lucerne (Suisse), que l’Espagne allait augmenter sa contribution à l’Agence spatiale européenne pour la période 2017-2024. Concrètement, notre voisin pyrénéen dépensera environ 1,5 milliard d’euros pour le programme spatial européen durant ces huit années, soit un peu plus de 600 millions d’euros supplémentaires par rapport à la période précédente.

Environ 450 millions supplémentaires serviront à financer des programmes de mise en orbite de navettes, d’exploration de l’espace, de télécommunications, de vols spatiaux habités, d’observation de la Terre, de développement technologique et de sécurité. L’Espagne a par ailleurs assumé, à l’issue de cette réunion ministérielle, la présidence tournante du conseil ministériel de l’ESA. Elle organisera la prochaine réunion de ce sommet en 2019.

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mineco/Paginas/2016/011216-espana.aspx

Les fallas figurent désormais au patrimoine mondial de l’UNESCO

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Les falleras mayores (reines des fallas) de l’édition 2015 (photographie : Play Radio)

Véritable symbole de la ville de Valence, dont elles constituent la fête majeure, les fallas ont été déclarées ce mercredi 30 novembre patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO, aux côtés d’autres manifestations humaines de différents types, dont la bière belge. C’est depuis Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, où ses responsables étaient réunis, que l’organisme international a fait cette annonce.

Il s’agit d’une reconnaissance capitale pour cette célébration, dont l’UNESCO affirme que les différentes festivités qui la composent, transmises au sein des familles, renforcent la cohésion sociale et favorisent la créativité collective. Les fallas se déroulent chaque année pour la saint Joseph, du 14 au 19 mars, et donnent l’occasion aux Valenciens d’accueillir le printemps de manière humoristique et souvent satirique en construisant d’immenses chars représentant des situations connues et des personnages célèbres. Ces monuments de carton-pâte ou de bois sont ensuite brûlés en public lors de la cremà.

La ville de Valence figure déjà en bonne place au sein de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, puisqu’elle abrite la Bourse de la Soie (classée en 1996) et le Tribunal des Eaux (protégé depuis 2009).

Source : http://www.abc.es/espana/comunidad-valenciana/abci-unesco-declara-fallas-valencia-patrimonio-inmaterial-humanidad-201611301304_noticia.html

Eduardo Mendoza, prix Cervantes 2016

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L’écrivain espagnol Eduardo Mendoza (photographie : Ana Blanco)

Plus prestigieux prix littéraire au monde pour un auteur de langue espagnole, le prix Cervantes a été remis cette année à l’écrivain espagnol Eduardo Mendoza, né à Barcelone en 1943. Spécialiste du roman, il a été récompensé car il a « inauguré » en 1975 « une nouvelle étape dans le genre narratif espagnol », donnant au lecteur du « plaisir » à la lecture de ses récits, notamment grâce à une langue littéraire « pleine de subtilités et d’ironie ».

Eduardo Mendoza s’est en effet fait connaître l’année de la mort de Francisco Franco avec la publication du roman La Vérité sur l’affaire Savolta, qui nous plonge dans l’anarchisme barcelonais des années 10. Il est également connu pour d’autres œuvres comme le roman burlesque Sans nouvelles de Gurb ou encore son ouvrage majeur, La Ville des prodiges.

Eduardo Mendoza succède ainsi à de très prestigieux auteurs hispanophones récompensés depuis 1976 en Espagne, et en particulier à l’écrivain mexicain Fernando del Paso, récompensé en 2015.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/172221/cultura/eduardo-mendoza-premio-cervantes.html

Vers une année record pour le réseau portuaire espagnol

Selon les données disponibles à l’heure actuelle (et qui courent jusqu’à la fin du troisième trimestre de l’année 2016), le réseau portuaire espagnol devrait établir un nouveau record au 31 décembre prochain, aussi bien en nombre de tonnes de marchandises embarquées ou débarquées qu’en nombre de passagers dans les ferries et autres bateaux de croisière.

Sur les cinq dernières années, notre voisin pyrénéen a en effet connu une augmentation de 10,5 % du nombre de marchandises passées par ses zones portuaires et de 17 % du nombre de passagers. Ainsi que l’a rappelé l’actuel ministre de l’Équipement, Íñigo de la Serna, les ports espagnols devraient donc déplacer 54,5 millions de tonnes de marchandises durant toute l’année 2016.

La récente réforme du système portuaire national, le parti pris en faveur des exportations à la suite de la crise économique de 2008 et la consolidation de certaines autoroutes de la mer (dont une reliant la ville portugaise de Leixões à Rotterdam, aux Pays-Bas, en passant par Santander) expliquent très largement ce succès des ports espagnols sur les dernières années.

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mfom/Paginas/2016/291116-puertos.aspx