Fort Caroline, événement méconnu de l’histoire espagnole et américaine

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Une statue en l’honneur de Pedro Menéndez de Avilés devant un drapeau espagnol dans la ville américaine de Saint Augustine (photographie : Manuel Trillo et ABC)

J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises sur ce blog la personnalité et les hauts faits du conquistador espagnol Pedro Menéndez de Avilés, fondateur de la première ville européenne toujours peuplée depuis sa création sur le territoire des actuels États-Unis d’Amérique. Mais ce grand personnage de l’histoire espagnole et américaine s’est aussi illustré dans la lutte contre la France pour la colonisation du Nouveau Monde. Sous les ordres de Philippe II (1556-1598), il doit en effet éviter que notre pays ne mette un pied dans la péninsule de Floride, largement convoitée par la Couronne espagnole. Plusieurs expéditions infructueuses ou sans effets durables dans la région ont en effet été financées par l’Espagne : celle de Pánfilo de Narváez (1528-1536), celle de Lucas Vázquez de Ayllón (fin des années 1520) ou celle de Tristán de Luna (années 1540-1550).

Or, le marin français Jean Ribault est parvenu à fonder une petite forteresse en Floride, nommée Fort Caroline, à partir de laquelle le Royaume de France cherche à s’étendre sur ces nouvelles terres « vierges ». Originaire de Dieppe, ce marin est par ailleurs un huguenot, ce qui a le don de particulièrement déplaire aux Espagnols. L’objectif de Menéndez de Avilés est donc simple : expulser la France de la péninsule de Floride. Dans des conditions climatiques particulièrement difficiles (les soldats doivent subir des pluies torrentielles), la bataille tourne finalement en faveur des Espagnols, qui déciment les troupes françaises envoyées par le roi François Ier (1515-1547).

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-huella-espana-sucesos-fort-caroline-201612190133_noticia.html

Un nouveau texte législatif contre la « pauvreté énergétique » en Espagne

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Le ministre de l’Énergie, du Tourisme et du Numérique, Álvaro Nadal (photographie : ABC)

La « grande coalition de fait » entre le Parti populaire (PP) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) poursuit ses travaux avant la trêve de Noël avec un nouvel accord autour d’un décret-loi royal contre la « pauvreté énergétique ». L’objectif de ce texte législatif est d’empêcher une entreprise de fourniture d’électricité de couper le courant à un foyer ou à une personne en situation d’exclusion sociale – de la même façon qu’une firme ne pourrait couper l’approvisionnement en énergie d’un hôpital, d’une prison, d’un moyen de transport en commun ou de certains bâtiments publics.

Porté par le ministre de l’Énergie, du Tourisme et du Numérique, Álvaro Nadal, ce texte n’a pas été validé par Podemos et le parti Citoyens – ce qui ne l’empêchera ni d’être examiné prochainement en Conseil des ministres, ni d’être validé par une large majorité parlementaire.

Source : http://cincodias.com/cincodias/2016/12/20/empresas/1482228261_999206.html

Présentation du « Château intérieur » de sainte Thérèse d’Ávila

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La statue de sainte Thérèse d’Ávila située sous les remparts de sa ville natale (photographie : Jacinta Lluch Vaquero)

Dans le cadre de ses Capsules politiques et culturelles, Christopher Lannes nous propose son résumé des trois premières demeures du Château intérieur, ouvrage magistral de la mystique espagnole sainte Thérèse d’Ávila (1515-1582), déclarée docteur de l’Église en 1970 : https://soundcloud.com/user-461395994/culture-le-chateau-interieur-de-sainte-therese-davilla

Teruel, avenir de l’industrie aéronautique espagnole ?

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La Plateforme aéroportuaire de Teruel (photographie : El Confidencial)

La modeste ville de Teruel, capitale de province aragonaise peuplée d’environ 36 000 habitants, connaît depuis plusieurs années un engouement inédit de la part de l’industrie aéronautique espagnole. Cette dernière s’est emparée de la Plateforme aéroportuaire de Teruel (PLATA), gérée par le gouvernement régional et la municipalité, afin d’en faire un pôle économique de premier plan au niveau local et national. Que peut-il bien se passer à Teruel ?

En 2009, les institutions régionales et municipales font l’acquisition de l’aérodrome militaire de Caudé, abandonné par l’armée de l’air espagnole quelques années auparavant, et y investissent 45 millions d’euros. Il s’agit pour ces institutions de reconvertir cette infrastructure afin de lui offrir de nouvelles possibilités économiques. Ouverte en 2013, elle commence à générer des bénéfices dès 2015, notamment grâce à l’arrivée d’un premier client, Tarmac, filiale d’Airbus. Peu à peu, ce site, devenu une gigantesque casse d’aéronefs, a pu fournir jusqu’à 150 emplois directs aux Aragonais et stimuler l’économie de toute une communauté autonome.

Avec 242 jours d’ensoleillement par an et un climat globalement sec, la province de Teruel offre les conditions idéales pour pouvoir démonter et recycler les appareils tout en les préservant de l’oxydation. Par ailleurs, la PLATA propose des prix défiant la quasi totalité de la concurrence européenne et peut accueillir jusqu’à 225 avions sur ses 340 hectares de terrain. Désormais, ce sont des compagnies aériennes du monde entier qui choisissent Teruel pour stocker leur flotte ou bien encore réaliser des pauses techniques.

Mais les autorités locales veulent aller encore plus loin. Désormais, Teruel regarde vers les étoiles puisque la PLATA a été choisie par l’École nationale aéronautique française (ENAC) dans le cadre de ses simulations de vols suborbitaux. De son côté, la jeune pousse espagnole PLD Space y a installé une usine où elle conçoit des prototypes de moteurs à propulsion liquide pour l’agence spatiale allemande DLR. Enfin, en septembre 2016, la firme britannique Flying Time Aviation (FTA) y a implanté une école de pilotes de ligne et d’instructeurs de vol qui fonctionnent d’ores et déjà.

Source : http://marcaespana.es/actualidad/econom%C3%ADa/el-futuro-de-la-aviaci%C3%B3n-espa%C3%B1ola-pasa-por-teruel

L’Espagne et la France signent l’accord qui permettra de « sauver » le tunnel ferroviaire transfrontalier

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Le ministre espagnol de l’Équipement, Íñigo de la Serna (photographie : Iagua)

Suite à la faillite de l’entreprise franco-espagnole qui gérait le tunnel ferroviaire transfrontalier entre Perpignan (Pyrénées-Orientales) et Figueras (Catalogne), la France et l’Espagne ont finalement signé un accord afin de « sauver » cette infrastructure. Il ne s’agira cependant pas pour les deux États d’indemniser les firmes qui s’en chargeaient auparavant (l’espagnole ACS et la française Eiffage), contrairement à ce qui avait d’abord été avancé. Le ministre espagnol de l’Équipement, Íñigo de la Serna, a en effet expliqué que ces deux multinationales n’avaient pas respecté leur contrat d’exploitation.

Ce sont donc les entreprises publiques Adif et SNCF-Réseau qui prendront cette infrastructure en charge, à parts égales, au sein d’une entité nommée LFP (Ligne Figueras-Perpignan), dont le siège se trouvera à Madrid. Cette entité prendra donc la suite de la firme conjointe TP Ferro.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-espana-y-francia-firman-acuerdo-para-rescatar-transfronterizo-201612191708_noticia.html

Podemos s’engage définitivement dans le sentier indépendantiste

Non content d’avoir abandonné les quelques mesures sociales qui pouvaient faire son intérêt d’un point de vue économique, le parti Podemos, qui a toujours soutenu avec plus ou moins de conviction les indépendantistes de tout poil, s’engage définitivement dans le sentier indépendantiste. L’on savait depuis longtemps que Pablo Iglesias, son secrétaire général, et la quasi totalité de ses dirigeants de premier plan soutenaient l’idée d’un référendum séparatiste en Catalogne, brisant en cela la souveraineté populaire qu’ils prétendent incarner par ailleurs.

Mais c’est le numéro deux de la formation, Íñigo Errejón, qui a confirmé que son parti était clairement passé du côté indépendantiste. En effet, à l’heure où le gouvernement, par le biais de sa vice-présidente, Soraya Sáenz de Santamaría, négocie et cède une fois de plus aux pressions venues de Barcelone, le responsable de Podemos a déclaré auprès du site Nació Digital que le référendum unilatéral était « légitime » étant donné que Madrid ne voulait pas entendre parler de « bilatéralité » (ce qui est logique puisque que la Catalogne n’est pas un pays mais une communauté autonome espagnole, au même titre que toutes les autres).

Il a également expliqué que seul un « changement » à la tête du gouvernement espagnol, avec l’élection de Podemos, pourrait permettre à l’État de reconnaître la tenue d’un référendum régional avec des « garanties » de la part de la Catalogne – c’est-à-dire de tout céder en n’obtenant quasiment rien en retour.

Source : http://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-independentismo-catalan-errejon-legitimo-referendum-unilateral-cataluna-porque-estado-no-ofrece-nada-201612192218_noticia.html

Les aéroports espagnols battent un nouveau record cette année

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Une vue de l’aéroport de Málaga-Costa del Sol (photographie : Novoparking)

Les chiffres affichés par AENA (Aeropuertos españoles y Navegación aérea), unique opérateur aéroportuaire du pays, jusqu’au mois de novembre 2016 sont excellents et battent un nouveau record : celui du nombre de passagers qui ont transité par ces infrastructures. Plus précisément, 215,2 millions de personnes les ont empruntées jusqu’à cette date, contre 210 millions en 2007, année qui détenait jusqu’alors le record historique de l’Espagne. Entre janvier et novembre, le trafic aéroportuaire espagnol a connu une croissance de 10,9 % par rapport à la même période de l’année 2015, tandis que le seul mois de novembre a vu passer un peu plus de 15,1 millions de voyageurs, soit 10,2 % supplémentaires par rapport à novembre 2015.

L’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas reste le principal aéroport du pays avec près de 4 millions de passagers en novembre 2016 (+7,2 % par rapport à novembre 2015). Il est suivi par l’aéroport de Barcelone-El Prat (3 millions de passagers environ, +9,1 %), celui de Grande Canarie (1 million environ, +5,2 %), celui de Málaga-Costa del Sol (970 000 environ, +20,7 %), celui de Ténérife Sud (930 000 environ, +9,6 %), celui de Palma de Majorque (810 000 environ, +6,3 %) et celui d’Alicante-Elche (770 000 environ, +19,7 %).

Source : http://cincodias.com/cincodias/2016/12/12/empresas/1481562656_219696.html

Plus de 76 % des Espagnols continuent (malheureusement) à croire à l’Union européenne

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Mariano Rajoy à son arrivée à Bruxelles, à l’occasion d’un sommet de l’Union européenne (photographie : El Periódico)

Selon un sondage réalisé par l’institut GAD3 pour le journal conservateur ABC du 12 au 16 décembre 2016, le sentiment européiste continue (malheureusement) de jouir d’une santé enviable chez une majorité d’Espagnols. Quelques mois après le trentième anniversaire de l’entrée de l’Espagne et du Portugal dans la Communauté économique européenne, plus de sept personnes sondées sur dix se sentent « fières » de l’appartenance de leur pays aux instances européennes. Plus de 75 % concèdent toutefois que l’Union européenne est trop bureaucratique (ce qui est le moindre de ses défauts) et environ 70 % estiment que la « construction européenne » donne plus de poids à notre voisin pyrénéen sur la scène mondiale en dépit de la chute des fonds communautaires qu’il reçoit. Le populisme et la xénophobie (sic) sont, pour près de 64 % des personnes interrogées, les principales menaces à l’égard du « projet européen », preuve que beaucoup d’Espagnols croient encore que l’on ne peut pas le critiquer sans être un affreux raciste.

En revanche, seuls 40 % pensent que Mariano Rajoy peut gagner en influence au sein des institutions communautaires (ce qui démontre que certains Espagnols restent lucides malgré tout) et 68 % environ estiment que leur pays devrait augmenter son audience dans l’Union européenne afin de peser sur ses principales décisions.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-76-ciento-espanoles-sienten-orgullosos-pertenecer-201612172013_noticia.html

Madrid rattrape puis dépasse la Catalogne dans l’industrie pharmaceutique

C’est un fait inédit mais pas si surprenant lorsque l’on suit de près les évolutions économiques des différentes communautés autonomes espagnoles : la Communauté de Madrid a rattrapé puis dépassé la Catalogne dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, selon les données fournies par Farmaindustria (organisme réunissant les principaux patrons du secteur) et l’Institut national des Statistiques (INE). Concrètement, la région de la capitale regroupe aujourd’hui 87 laboratoires pharmaceutiques, contre 88 pour la Catalogne, alors qu’en 2010, celle-là disposait de 76 entreprises du secteurs contre 99 pour celle-ci. « Pire » encore, en 2005, Barcelone et son autonomie pouvaient s’enorgueillir de 119 firmes pharmaceutiques tandis que la Communauté de Madrid n’en avait « que » 85.

Par ailleurs, c’est désormais l’investissement en recherche et en innovation qui est supérieur dans la communauté autonome de la capitale. Alors même que l’Espagne revient dans la course pour accueillir l’Agence européenne du Médicament (EMA), qui devrait quitter Londres, et que Barcelone a dans ce cadre le soutien du gouvernement central et de la ministre de la Santé, des Services sociaux et de l’Égalité, Dolors Montserrat, cette nouvelle ne manque pas de piquant.

Désormais, Madrid et son agglomération reçoivent 37 % des investissements pharmaceutiques du pays (environ 380 millions d’euros), contre 33 % pour la Catalogne (340 millions d’euros). Plusieurs laboratoires ont d’ailleurs décidé ces dernières années de déplacer leur siège de la Catalogne vers Madrid, à l’instar de poids-lourds comme Almirall ou Meda Pharma.

Source : http://cronicaglobal.elespanol.com/business/sopasso-madrid-cataluna-industria-farmaceutica_65067_102.html

Des étudiants de Valence travaillent sur un train révolutionnaire

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Le campus de Vera, qui appartient à l’Université polytechnique de Valence (photographie : UPV)

Un groupe d’étudiants de l’Université polytechnique de Valence (UPV) travaille à l’heure actuelle sur un train révolutionnaire qui pourrait changer radicalement la conception du transport en commun dans le monde. Baptisé « Hyperloop UPV », ce train pourrait en effet transporter passagers et marchandises sans rouler sur des rails et ce à une vitesse de mille kilomètres par heure. Le prototype que ces étudiants ont réalisé sera présenté à l’été 2017 en Californie, dans le cadre du POD Competition Weekend.

Le principe de ce train est simple : circuler sous vide dans un ensemble de tubes de grande taille, ce qui permettrait de rallier Madrid à Paris en une heure ou Algésiras à Hambourg en trois heures. Ce projet est une réponse au défi lancé par l’entrepreneur sud-africain Elon Musk et a été choisi parmi les prototypes proposés par plus de 300 universités du monde entier. Il s’agira pour ce groupe d’étudiants valenciens de réaliser une démonstration de sa trouvaille en Californie, le tout avec le soutien d’une trentaine de collaborateurs venus de plusieurs pays ainsi que d’entreprises et d’institutions espagnoles.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-estudiantes-valencia-trabajan-tren-uniria-madrid-y-paris-hora-201612151849_noticia.html?ns_campaign=gs_ms&ns_linkname=boton&ns_source=fb&ns_mchannel=abc-es