Le ministère espagnol de la Défense pense augmenter sa participation dans la coalition au Sahel

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María Dolores de Cospedal lors de sa prestation de serment en tant que ministre de la Défense, au palais de La Zarzuela, à Madrid (photographie : Ejércitos)

La nouvelle ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, étudie les possibilités actuelles de l’armée espagnole dans le domaine de la coopération internationale. Le cabinet Rajoy songe d’ailleurs à renforcer sa participation dans la coalition menée par la France dans les principaux pays de la zone sahélienne (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso). C’est ce qu’a laissé entendre la réunion organisée le 9 novembre entre la titulaire du portefeuille de la Défense, le chef de l’état-major espagnol, Fernando García Sánchez, et une trentaine de hauts officiers.

L’idée serait de collaborer avec notre pays pour faire transporter des hélicoptères espagnols sur les navires français jusqu’aux zones concernées afin qu’ils puissent y réaliser des tâches essentiellement logistiques. Depuis plusieurs mois déjà, les unités héliportées de l’armée de terre et de la marine espagnoles réalisent des manœuvres conjointes avec les navires français de la classe Mistral – les prochaines étant prévues pour le 22 novembre.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-defensa-estudia-embarcar-helicopteros-buques-franceses-para-sahel-201611100212_noticia.html

La série « Game of Thrones » investit un nouveau château espagnol

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Le château d’Almodóvar del Río (photographie : Kedaton)

Du 4 au 16 novembre, le célèbre château d’Almodóvar del Río, bourgade de la province de Cordoue (Andalousie), n’est plus accessible au grand public. C’est la chaîne de télévision HBO qui l’a confirmé aux côtés de la municipalité puisque celle-là y tourne plusieurs scènes de la série à succès Game of Thrones, qui a déjà rendu célèbre d’autres paysages et monuments espagnols. Le Sud du pays n’est pas la seule région concernée, puisque les acteurs de ce feuilleton sont aussi passés par le Pays basque.

Construit vers 740 par les musulmans, le château d’Almodóvar del Río domine le Guadalquivir sur une colline de 250 mètres de hauteur. Reconstruit par le roi Alphonse XI de Castille au XIVe siècle, il est à nouveau restauré de 1901 à 1936 sur les plans de l’architecte Rafael Desmaissieres y Farina, comte de Torralva. Il a été, entre autres choses, la résidence de plusieurs souverains castillans, comme Pierre Ier et Henri II.

Source : http://www.abc.es/viajar/abci-imponente-castillo-cordobes-cerrado-juego-tronos-201611081534_noticia.html

Le prochain voyage de Philippe VI en Arabie Saoudite fait débat

Avec le retour à la normale en matière politique et institutionnelle, suite à la réélection de Mariano Rajoy à la présidence du gouvernement et à l’entrée en fonction de son nouveau cabinet, l’agenda international de Philippe VI peut reprendre. Plusieurs importantes visites officielles (notamment au Royaume-Uni, au Japon et en Corée du Sud) avaient dû être annulées au début de l’année 2016 étant donné la situation précaire des institutions de notre voisin pyrénéen. C’est aussi un déplacement en Arabie Saoudite qui avait été reporté – cette crise politique étant utilisée à l’époque comme un prétexte pour ne pas se rendre sur place après l’exécution d’un membre du clergé chiite, Nimr al-Nimr, qui avait scandalisé la plupart des pays du monde (et notamment l’Iran).

Or, du 12 au 14 novembre, le roi se déplacera à Riyad afin d’y rencontrer le souverain saoudien, Salmane, et de conclure la vente à l’Arabie Saoudite de cinq frégates de conception espagnole pour la modique somme de 2 milliards d’euros. Ce contrat, qui ne pourra être signé qu’avec la visite du souverain, devrait donner du travail à 3 000 travailleurs espagnols pendant cinq ans sur les chantiers navals d’El Ferrol (Galice) et de Puerto Real et San Fernando (Andalousie). Philippe VI sera accompagné sur place par le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, et par celui de l’Équipement, Íñigo de la Serna. Il s’agirait, si cette vente est validée, du plus gros contrat de l’histoire de Navantia, le constructeur naval historique du Royaume d’Espagne – tout comme le « TGV des pèlerins » était le plus gros contrat ferroviaire jamais décroché par des entreprises hispaniques.

Cette visite officielle de Philippe VI est très critiquée par plusieurs associations et organisations non gouvernementales et elle divise jusqu’au parti Podemos. Si sa direction nationale y est opposée, deux responsables municipaux s’y sont montrés favorables pour des raisons économiques et sociales : José María González (dit « Kichi »), maire de Cadix, et Jorge Suárez, maire d’El Ferrol. Ils savent en effet qu’une telle commande permettrait d’éviter le chômage à de nombreux travailleurs de leur bassin d’emploi. Tous ont, en effet, un point commun : ils ont renoncé à la souveraineté, à une politique économique indépendante, au développement et à la justice économique.

Sources : http://www.elespanol.com/espana/politica/20161107/168983627_0.html et http://www.abc.es/espana/abci-contrato-saudi-navantia-preve-construccion-201611072121_noticia.html

Velázquez et Murillo face-à-face dans le cadre d’une exposition

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La Sainte Famille, huile sur toile de Bartolomé Esteban Murillo exposée au Musée du Louvre, à Paris (photographie : Absolut Sevilla)

La Fondation Focus, qui fête son vingt-cinquième anniversaire et veut profiter du début de l' »année Murillo » (qui célèbrera à partir de 2017 les trois cents ans de la naissance de ce peintre andalou), organise jusqu’au 28 février une vaste exposition consacrée à la fois à Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682) et à Diego Velázquez (1599-1660), deux grands génies de l’art sévillan. Cette manifestation culturelle aura d’ailleurs lieu dans l’un des monuments de la capitale andalouse, l’Hôpital des Vénérables, et réunira de nombreux tableaux prêtés pour l’occasion par le Musée du Prado (Madrid), le Musée du Louvre (Paris), la National Gallery (Londres), le Meadows Museum (Dallas), la Frick Collection (New York), le Kunsthistorisches Museum (Vienne) ou encore la Wellington Collection (Londres).

Il s’agit pour les organisateurs de mettre en valeur les influences réciproques des deux artistes, leurs passions communes et leurs points de rencontre esthétiques (virtuosité technique, maîtrise de la lumière, naturalisme pictural, etc.), tout en soulignant aussi leurs différences – à commencer par le fait que Velázquez n’est officié à Séville que pendant cinq ans, tandis que Murillo y est resté quarante-quatre années durant.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-murillo-velazquez-duelo-sevilla-201611080131_noticia.html

La France se plaint auprès de l’Espagne du séparatisme catalan

Jamais rassasié, toujours en quête de nouveaux territoires à réclamer, le séparatisme catalan a depuis longtemps des vues sur le département français des Pyrénées-Orientales – la fameuse « Catalogne Nord ». L’ingérence systématique de Barcelone de ce côté-ci de la frontière (notamment via le financement de manifestations politiques et culturelles) a fini par provoquer le malaise de la Chancellerie française. Notre ministère des Affaires étrangères a en effet envoyé une « note verbale » (c’est-à-dire un document écrit) ce 2 novembre au palais Sainte-Croix (le « quai d’Orsay espagnol ») afin de protester contre la résolution votée le 6 octobre par le Parlement régional catalan.

Cette résolution reconnaît en effet le « droit à l’autodétermination » des Pyrénées-Orientales, ce qui ouvre la porte à une hypothétique reconfiguration générale des États en Europe occidentale et constitue une violation du principe de souveraineté des nations. Cet épisode diplomatique rappelle par ailleurs que Paris ne reconnaît pas Raül Romeva (considéré par les autorités indépendantistes comme le « ministre catalan des Affaires étrangères ») comme interlocuteur valide…

Source : http://www.elconfidencial.com/espana/2016-11-07/francia-queja-espana-cataluna-independencia-autodeterminacion_1285620/?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=BotoneraWeb

Les perspectives et défis de l’Institut Cervantes

Créé le 21 mars 1991 comme un organisme de défense et de diffusion à l’international de la culture espagnole et des différentes langues du pays (notamment du castillan), l’Institut Cervantes a subi, comme toutes les administrations publiques du pays, une cure d’austérité suite au déclenchement de la crise de 2008. Alors qu’il a atteint un quart de siècle, ses perspectives de développement mais ses défis sont aussi très nombreux, notamment à l’aune de la mondialisation de la langue espagnole. Le Mexique et les États-Unis d’Amérique sont ainsi les deux premiers pays hispanophones au monde, tandis que la Colombie a récemment dépassé l’Espagne dans ce classement. La croissance du nombre de locuteurs de l’espagnol est impressionnante, notamment sur Internet, tandis que cette langue permet une augmentation vertigineuse (290 %) du commerce entre les nations qui la partagent.

Près de la moitié (45 %) des revenus de l’Institut Cervantes viennent des élèves qui s’inscrivent à ses cours ou à ses examens, mais son budget a connu une baisse drastique (- 38 %) entre 2012 et 2013. Il a ainsi fallu vendre le siège de l’Institut à Londres et Bruxelles pour trouver des lieux plus adaptés, tandis que le siège de Sydney, celui de Bucarest et celui d’Athènes ont un temps posé problème quant à leur loyer. Le développement aux États-Unis d’Amérique puis le retour à plus de générosité dans la dotation publique entre 2014 et 2015 ont permis de pallier quelque peu ces problèmes. Il va néanmoins falloir de profondes réformes pour assurer le budget de cet organisme, faciliter le recrutement des formateurs les plus compétents, se tourner plus résolument encore vers l’Amérique hispanophone et organiser à nouveau des Congrès de la Culture ibéro-américaine afin que l’Institut Cervantes puisse être le plus efficace possible.

Sources : http://www.abc.es/cultura/abci-espanol-global-obliga-reinventarse-cervantes-201611060426_noticia.html et http://www.abc.es/cultura/abci-veintitres-propuestas-utopicas-para-instituto-cervantes-201611060425_noticia.html

Une majorité d’Espagnols pense que le nouveau gouvernement Rajoy sera éphémère

Quelques jours après la réélection de Mariano Rajoy à la tête du gouvernement espagnol et l’annonce de son nouveau cabinet, l’institut de sondages Sociométrica a réalisé pour le journal en ligne El Español une grande enquête sur les ministres en poste et, plus globalement, les perspectives de ce gouvernement.

Les réponses des 800 personnes interrogées sont intéressantes puisque ces dernières donneraient, sur un total de 10 points, une note de 4,7 à ce gouvernement, soit quasiment la moyenne. La vice-présidente du gouvernement, Soraya Sáenz de Santamaría, et la ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal, sont les deux personnalités les plus connues du cabinet (89,6 % des sondés affirment en effet les connaître). Cette dernière est toutefois la ministre la moins appréciée du gouvernement (40,5 % des personnes interrogées estiment que l’avoir choisie a été une mauvaise idée), juste derrière le ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (39,9 % d’opinions défavorables). Le moins connu du grand public parmi ces ministres est Alfonso Dastis, qui s’occupera des Affaires étrangères et de la Coopération, puisque seuls 8,5 % des personnes sondées ont une idée claire de son parcours et de son identité.

Les Espagnols qui ont répondu à cette enquête pensent globalement (38,9 %) que le nouveau gouvernement adoptera la même attitude que celui de la précédente législature, tandis que 34,7 % d’entre eux estiment qu’il fera pire que le précédent. Plus de la moitié des sondés (51,5 %) croient par ailleurs qu’il ne pourra se maintenir que deux ou moins – c’est notamment le cas des électeurs socialistes, tandis que ceux de Podemos le voient durer davantage. Une nette majorité (73,3 %) des personnes interrogées pensent enfin que Mariano Rajoy ne respectera pas les engagements qu’il a pris auprès du parti Citoyens.

Source : http://www.elespanol.com/espana/20161105/168483455_0.html

La Catalogne est la communauté autonome espagnole la plus touchée par la radicalisation islamique

La Catalogne est la communauté autonome espagnole la plus touchée par les risques de radicalisation islamique – et cela ne devrait surprendre personne. Concrètement, elle concentre 29 % des cas potentiellement dangereux de tout le pays (dont 18 % rien que pour la province de Barcelone, soit plus de 6 100 points dangereux). Globalement, c’est le littoral méditerranéen qui est le plus touché par ce danger car, en dehors de la province de Castellón et de celle de Grenade, toutes les provinces qui bordent cette mer sont classées comme très problématiques par le CNI (Centre national du Renseignement), les services secrets de notre voisin pyrénéen.

Après la Catalogne, c’est l’Andalousie (4 500 points dangereux environ), la Communauté de Valence (3 700 points dangereux approximativement) et la Communauté de Madrid (3 200 points dangereux) qui sont les autonomies les plus concernées. Rappelons à toutes fins utiles que les autorités indépendantistes catalanes ont plus que de sérieuses accointances avec les milieux salafistes locaux et qu’elles sont aussi influencées par des pays étrangers (dont le Maroc et l’Arabie Saoudite) dans plusieurs domaines, dont l’enseignement religieux…

Source : http://sociedad.e-noticies.es/catalunya-es-la-comunidad-con-mas-riesgo-de-radicalizacion-islamica-106156.html

L’un des derniers dirigeants de l’ETA est arrêté en France

C’est ce samedi 5 novembre que la police française a arrêté sur notre territoire le dirigeant de l’ETA Mikel Irastorza, devenu en 2015 l’un des principaux responsables de ce groupe terroriste en lieu et place de David Pla et Iratxe Sorzabal. Un couple formé d’un Espagnol et d’une Française a également été détenu avec Irastorza dans la commune d’Ascain (Pyrénées-Atlantiques).

L’ETA est donc désormais presque décapitée, tandis qu’un coup de filet récemment réalisé dans notre pays a permis de mettre au jour une planque où se trouvaient presque 150 armes liées au groupe terroriste.

L’ETA, dont le nom signifie « Euskadi ta Askatasuna » (« Pays basque et Liberté »), a été fondée le 31 juillet 1959 afin de promouvoir l’indépendance de cette région par la violence et le meurtre de nombreux innocents. Depuis janvier 2011, ce groupement, largement affaibli après des années de collaboration policière franco-espagnole et avec le retour de la démocratie en Espagne, a annoncé un « cessez-le-feu permanent, général et vérifiable ». Au mois d’octobre de la même année, l’organisation a annoncé « la fin définitive de son action armée ». Le parti abertzale Bildu, aujourd’hui présent au Parlement régional basque, n’a pas manqué de protester contre cette nouvelle arrestation, montrant une fois de plus qu’il n’est que la vitrine des plus radicaux.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-francia-detiene-jefe-aparato-logistico-militar-mikel-irastorza-201611050815_noticia.html

Madrid, à nouveau capitale internationale de la robotique en 2017

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Une vue du parc madrilène de la Casa de Campo avec, en arrière-plan, les gratte-ciel de la place d’Espagne (photographie : Exprime Madrid)

Après l’avoir déjà accueillie en 2016, la ville de Madrid sera à nouveau le siège en 2017 de la Global Robot Expo, foire internationale de robotique, nouvelles technologies, systèmes intelligents et innovations. Les 2, 3 et 4 février prochains, la capitale espagnole organisera cet important rendez-vous du secteur dans le Pavillon de Cristal du parc de la Casa de Campo, en périphérie occidentale de la ville.

La première édition de cette foire a été un franc succès avec 10 000 visiteurs sur trois jours. Parmi les nouveautés de l’année prochaine, la foire devrait présenter davantage d’androïdes ainsi que des systèmes robotiques liés à l’environnement.

Source : http://cronicaglobal.elespanol.com/creacion/vida-tecky/madrid-repetira-como-capital-europea-de-la-robotica_63025_102.html#.WByJgNXr3IQ.facebook