L’Espagne et la Chine pourraient s’allier en Amérique latine

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La vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaría (gauche), aux côtés du premier secrétaire du Parti communiste chinois et président de la République populaire de Chine, Xi Jinping (photographie : EFE)

C’est dans le cadre des vacances privées qu’ils effectuaient aux Canaries que les principaux responsables chinois ont rencontré la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaría.

Pendant environ une demi-heure, dans un hôtel de Las Palmas de Grande Canarie, les deux dirigeants ont rapidement passé en revue les relations bilatérales entre l’Espagne et la Chine avant d’évoquer la possibilité d’alliances économiques tournées vers l’Amérique latine. Il s’agirait notamment de collaborer dans certains secteurs économiques-clé comme l’agroalimentaire, le tourisme ou les énergies renouvelables.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/172022/economia/espana-y-china-estudian-una-alianza-en-america-latina.html

L’origine espagnole de Thanksgiving

Les États-Unis d’Amérique célébraient ce jeudi 24 novembre la fête chrétienne traditionnelle de Thanksgiving, en commémoration d’un repas partagé en 1621 entre les pères pèlerins de Plymouth (dans l’actuel Massachusetts) et les indiens rencontrés dans la région.

Plusieurs historiens de Floride ont pourtant récemment montré que les conquistadors espagnols avaient réalisé de telles actions de grâce aux côtés d’indigènes dans les actuels États-Unis dès les années 1560, soit une soixantaine d’années avant les puritains anglais. C’est en septembre 1565 que Pedro Menéndez de Avilés, fondateur de la première cité permanente sur l’actuel territoire américain (Saint Augustine), a ainsi partagé un repas avec ses hommes et les indiens de Floride qu’ils avaient rencontrés. Ils ont mangé ensemble de la dinde, de la venaison et un ragout de porc salé. De quoi rappeler les profondes racines hispaniques des États-Unis d’Amérique.

Source : http://www.abc.es/historia/abci-mito-accion-gracias-espanoles-celebraron-56-anos-antes-peregrinos-201511260104_noticia.html

Rita Barberá n’est plus

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Rita Barberá, grandeur et décadence du PP et de la politique régionale espagnol (photographie : El Español – Gtres)

L’on a appris au matin du 23 novembre 2016 le décès de Rita Barberá, membre historique du Parti populaire, connue aussi bien pour ses frasques que pour sa politique ambitieuse pour la ville de Valence. Elle a subi un infarctus dans un hôtel de Madrid où elle passait la nuit ; elle devait en effet se rendre aujourd’hui au Sénat avant de se décommander, expliquant qu’elle se sentait indisposée. Cela faisait plusieurs semaines qu’elle souffrait de problèmes de santé.

Militante du Parti populaire depuis 1976, lorsque ce parti s’appelait alors Alliance populaire, elle est élue maire de Valence, troisième ville d’Espagne, en juillet 1991, succédant à une autre femme, Clementina Ródenas. Dirigeant la municipalité d’une main de fer, elle transforme cette métropole à grands coups d’investissements et de projets plus ou moins pharaoniques, plus ou moins contestés, plus ou moins suspects. Très proche des dirigeants régionaux successifs (Eduardo Zaplana, José Luis Olivas, Francisco Camps et Alberto Fabra), qui appartiennent tous au PP, elle devient rapidement un des poids lourds de la formation. Réélue sans discontinuer jusqu’en 2015, elle ne peut se maintenir au pouvoir face à une coalition de gauche à l’occasion des dernières élections municipales.

Rattrapée par de nombreuses affaires de corruption, elle se rapproche dangereusement d’une condamnation en justice au cours des derniers mois. Devenue sénatrice du PP en juillet 2015, elle est finalement exclue du parti et finit esseulée, entourée d’un parfum de scandale. Née en 1948, Rita Barberá symbolisait les années de vaches grasses de l’Espagne, avec ses dépenses parfois opaques et son insouciance face au fait économique. Elle a fini par devenir l’incarnation de la déchéance de certains barons régionaux et locaux.

Source : http://www.abc.es/espana/comunidad-valenciana/abci-rita-barbera-atendida-tras-sufrir-infarto-hotel-madrid-201611230841_noticia.html

Le PSOE se couche une fois de plus devant les nationalistes

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Idoia Mendia (à gauche) et le lehendakari Íñigo Urkullu après la signature de leur accord de gouvernement (photographie : eitb)

Non content de s’écrouler peu à peu à tous les niveaux (municipal, régional et surtout national), le Parti socialiste ouvrier espagnol voit désormais son autorité contestée chez ses alliés ou dans ses fédérations des différentes communautés autonomes. Après le Parti des Socialistes catalans, c’est le Parti socialiste du Pays basque qui court après les nationalistes, alors qu’il a enregistré aux élections régionales de septembre dernier le pire score de son histoire (9 sièges sur 75).

L’actuel lehendakari (président régional), Íñigo Urkullu, du Parti nationaliste basque, a ainsi réussi à arracher à la chef de file des socialistes au Parlement basque, Idoia Mendia, de graves concessions en matière d’auto-gouvernement. Il s’agirait pour Vitoria de se faire reconnaître par Madrid comme une « nation » à part entière, ce qui lui permettrait d’obtenir encore plus de compétences et surtout de parler sur un pied d’égalité à l’État central. Ce sont aussi les terroristes de l’ETA emprisonnés dans différents points de l’Espagne qui sont aussi dans le collimateur d’Urkullu et Mendia, puisqu’ils veulent les faire revenir au Pays basque, alors même que la politique carcérale espagnole en la matière a du sens.

D’après ses propres déclarations, le comité de gestion temporaire du PSOE, présidé par Javier Fernández (également président de la Principauté des Asturies), affirme ne même pas connaître le contenu précis de cet accord, ce qui en dit long sur l’affaiblissement de son autorité. La puissante fédération socialiste andalouse, de son côté, explique vouloir faire respecter la légalité par les membres et élus du PSOE, où qu’ils soient dans le pays.

Sources : http://www.elimparcial.es/noticia/171880/nacional/el-pse-dispuesto-a-aceptar-el-derecho-a-decidir-la-consideracion-del-pais-vasco-como-nacion-y-un-nuevo-estatuto.html et http://www.abc.es/espana/abci-psoe-intenta-digerir-coalicion-pse-pnv-impulsar-nacion-vasca-201611212140_noticia.html

Le TGV espagnol ralliera Murcie en 2017

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Une vue nocturne de la ville de Murcie avec, au premier plan, le Segura, qui la traverse, et en arrière-plan, le clocher de sa cathédrale (photographie : Hôtel Arco de San Juan)

Lancé en 1992 avec la ligne reliant Madrid à Séville, le service espagnol de lignes ferroviaires à grande vitesse a connu un développement fulgurant depuis lors, aussi bien au niveau national qu’international. Ayant acquis un grand savoir-faire en la matière, l’Espagne dispose aujourd’hui du premier réseau de trains à grande vitesse en Europe et du deuxième au monde, derrière la Chine, avec 2 777 kilomètres de voies en service. Si le nombre d’usagers de ces lignes a dû attendre les dernières années pour véritablement augmenter, il n’en reste pas moins que notre voisin est devenu une référence mondiale en la matière, grandement aidé, durant les années de vaches grasses, par d’importantes dépenses publiques dans le secteur de l’équipement.

Avec la crise économique de 2008, les investissements dans le domaine se sont drastiquement taris mais, à la faveur de la reprise du trafic (le réseau devenant rentable pour la première fois en 2010), de nouveaux tronçons ont été achevés et inaugurés (notamment en Galice, en Castille-et-León, en Catalogne, dans la Communauté de Valence et en Andalousie). Les Asturies et le Pays basque ainsi que l’Estrémadure seront les prochaines communautés autonomes concernées, avec des ouvertures de lignes entre 2017 et 2020.

Mais il ne faut pas oublier la liaison avec la Région de Murcie, et plus précisément avec sa capitale, qui devrait être mise en service dès l’année prochaine, tandis que d’autres connexions (notamment vers Almería, Carthagène, Grenade et Castellón de la Plana) devraient suivre. C’est ce qu’a confirmé le ministre de l’Équipement, Íñigo de la Serna, lors d’une réunion réalisée cette semaine à Madrid avec le président de la Région de Murcie, Pedro Antonio Sánchez (Parti populaire).

Source : http://www.abc.es/economia/abci-llegara-murcia-finales-2017-201611211707_noticia.html

Les nationalistes détiennent la clef du budget espagnol

C’est un paradoxe lorsque l’on sait que la présence des nationalistes et des régionalistes au Parlement central espagnol s’est réduite à la portion congrue dès 2015, mais il se pourrait bien qu’ils détiennent la clef du budget national pour l’année 2017, qui doit être amendé par Madrid. Le gouvernement de Mariano Rajoy doit en effet faire face à de nouvelles injonctions venues de Bruxelles pour réduire le déficit public espagnol et les coupes qui devront à nouveau être réalisées devraient être soutenues non seulement par le Parti populaire mais aussi par le parti Citoyens, par la Coalition canarienne, par l’Union du Peuple navarrais et par la formation Foro Asturias. Il manquerait alors à cette union de la droite et du centre dix députés afin de faire passer un budget auquel s’oppose par avance la gauche modérée ou « radicale ».

Il suffirait donc que les régionalistes de gauche de Nueva Canarias, aidés par le Parti nationaliste basque (PNV) et par les séparatistes catalans (Parti démocratique de Catalogne) s’abstiennent, même partiellement, afin de faciliter la modification du budget espagnol. Un comble lorsque l’on sait que certaines de ces formations (notamment celle de Carles Puigdemont et Artur Mas) ne cessent de fulminer contre un État central prétendument « tyrannique » et affichent leur volonté de se séparer du reste du pays. L’on n’ose imaginer quelles concessions ils pourraient obtenir de la part de la droite…

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/171843/nacional/los-nacionalistas-claves-para-agilizar-el-tramite-presupuestario.html

L’Espagne aurait-elle le plein emploi si les communautés autonomes n’existaient pas ?

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Les drapeaux des différentes communautés autonomes (et le drapeau de l’Espagne) devant le Sénat espagnol, à Madrid (photographie : Wikipedia et Javier Carro)

Le débat sur les communautés autonomes revient régulièrement en Espagne, que ce soit à gauche ou à droite, et la question de la limitation ou de l’extension de leurs compétences (et donc des sommes d’argent qu’elles brassent) est l’une des plus brûlantes de cette dernière décennie. Cette fois-ci, c’est le journal économique libéral El Economista qui assène un coup violent au système des autonomies espagnoles en affirmant que, si ces dernières n’existaient pas et que l’État espagnol était centralisé, nos voisins parviendraient au plein emploi sans difficulté.

Qualifiant les communautés autonomes de « parasitaires » et « ruineuses », l’article de ce quotidien rappelle que les entreprises espagnoles sont grandement pénalisées par l’existence de dix-sept systèmes juridiques et normatifs différents au sein du pays. Ces conditions créent une forte complexité administrative qui, pour une fois, est réellement inutile et ne favorise pas l’unité économique de l’Espagne.

Par ailleurs, les dépenses totales de ces 17 communautés autonomes s’élèveront cette année à 72 milliards d’euros, soit 4 milliards de plus qu’en 2013, à l’heure où Bruxelles presse Madrid de réduire son déficit public. Les frais de personnel de certaines d’entre elles (comme la Catalogne ou l’Andalousie) sont devenus délirants et ne servent pas précisément à financer le salaire de fonctionnaires utiles au pays, comme les professeurs, les infirmiers, etc. C’est finalement toujours l’État central qui doit venir à leur rescousse lorsqu’elles ne peuvent plus emprunter sur les marchés internationaux, ce qui est particulièrement vrai dans le cas catalan.

Autant d’arguments qui, selon El Economista, prouvent que l’argent public pourrait être utilisé en Espagne par l’État central afin de lutter plus activement contre le chômage – ce qui est sans nul doute une piste intéressante. Il existe dans tous les cas de nombreux problèmes suscités par l’existence même des communautés autonomes, et ces problèmes ne sont pas qu’économiques ou financiers. El Economista a beau être libéral, il appuie là où ça fait mal.

Source : http://www.eleconomista.es/firmas/noticias/7935199/11/16/Sin-Comunidades-Autonomas-Espana-tendria-pleno-empleo.html

L’horloge de la Puerta del Sol fête ses 150 ans

À l’occasion des 150 ans de l’horloge qui surmonte la Maison royale du Courrier (siège de la présidence de la Communauté de Madrid), sur la mythique Puerta del Sol, vous pouvez regarder cette vidéo qui nous la fait découvrir sous tous les angles : https://youtu.be/QaAZKTILoJo

Inaugurée par la reine Isabelle II le 19 novembre 1866, pour l’anniversaire de la souveraine, cette horloge est surtout célèbre pour sa cloche qui marque chaque année, pour le 31 décembre, les douze coups de minuit. Des milliers de Madrilènes sont alors rassemblés sur la Puerta del Sol pour accueillir la nouvelle année et mangent douze grains de raisin au rythme des sons de cloche.

Le Théâtre royal de Madrid défend son (bon) bilan

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La salle principale du Théâtre royal de Madrid (photographie : Beckmesser)

Principal opéra de la capitale espagnole et établissement musical le plus prestigieux du pays avec le Liceo de Barcelone, le Théâtre royal a été défendu devant la Commission à la Culture du Congrès des députés par son directeur, Gregorio Marañón, ce 16 novembre. Avec un budget de 48 millions d’euros pour l’année 2016, cette institution se finance partiellement grâce à des fonds publics (28 %) mais aussi grâce à des dons privés (27 %) et surtout grâce à ses propres recettes (45 %) – ce qui est un cas unique en Europe, où les grands opéras-théâtres sont surtout financés par la puissance publique.

Entre 2008 et 2015, le taux moyen d’occupation de sa grande salle principale a été de 93 % et les revenus liés à la vente de billets ont augmenté de 9 %, tandis que le mécénat a connu une envolée de 147 %. De bonnes nouvelles en plein bicentenaire de cette vénérable institution, qui organise pour l’occasion des manifestations qui ont débuté en janvier de cette année et dureront jusqu’en 2018.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/171713/cultura/el-teatro-real-sale-reforzado-de-la-crisis.html

Réouverture du mythique hôtel Suecia à Madrid

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L’entrée de l’Hôtel Suecia de Madrid (photographie : El Mundo – Blog Ocho Leguas)

Situé en plein cœur de Madrid, rue du Marquis-de-Casa-Riera, juste à côté du Cercle des Beaux-Arts, l‘hôtel Suecia a accueilli de nombreux autres hôtes célèbres tout au long de son histoire, notamment des écrivains (comme l’Espagnol Gonzalo Torrente Ballester, l’Américain Ernest Hemingway ou les Argentins Julio Cortázar et Ernesto Sábato) mais aussi des personnalités politiques (comme Ernesto Guevara, lors de son voyage en Espagne de 1959).

Il se trouve que la firme NH a fait réaménager cet hôtel mythique, qui a enfin rouvert ses portes ce 17 novembre, en présence des responsables régionaux du Tourisme et du maire de Madrid, Manuela Carmena.

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-reabre-hotel-suecia-donde-durmieron-hemingway-y-guevara-201611180104_noticia.html