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Mariano Rajoy (au centre), aux côtés de la ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fátima Báñez (au fond à gauche) ; de Juan Rosell (devant à gauche) ; d’Ignacio Fernández Toxo (au fond à droite) ; de Pepe Álvarez (au centre à droite) ; et d’Antonio Garamendi (devant à droite) – Photographie : Julián Rojas, El País

C’est la question posée par le quotidien économique espagnol Cinco días : notre voisin pyrénéen s’achemine-t-elle vers un grand pacte politique, économique et social généralisé ? La fragmentation parlementaire, les différentes coalitions qui ont tenté de se former et la perte de vitesse des acteurs idéologiques et institutionnels traditionnels (dont les deux grands partis « historiques » et les syndicats « classiques ») obligent en effet à plus de dialogue et de consensus que lors des législatures précédentes. Le mécontentement légitime de nombreux Espagnols face aux dégâts causés par la crise et aux politiques choisies par José Luis Rodríguez Zapatero puis par Mariano Rajoy ont aussi profondément secoué les habitudes politiques.

Ce jeudi 24 novembre, Mariano Rajoy recevait au palais de La Moncloa, en compagnie de Fátima Báñez, ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale, les « partenaires sociaux », selon l’expression consacrée : Josep María Álvarez (dit « Pepe » Álvarez), secrétaire général de l’Union générale des Travailleurs (UGT) ; Ignacio Fernández Toxo, secrétaire général des Commission ouvrières (CCOO) ; Juan Rosell, président de la Confédération espagnole des Organisations entrepreneuriales (CEOE) ; et Antonio Garamendi, président de la Confédération espagnole de la petit et moyenne Entreprise (CEPYME). Si les deux premiers ont rapidement fait part de menaces de mobilisation massive au cas où leurs revendications ne seraient pas satisfaites, ils ne peuvent se permettre de perdre le peu de crédit qu’il leur reste aujourd’hui auprès des travailleurs espagnols. De fait, tout le monde affiche sa volonté de négocier, à tel point que, pour la première fois depuis de nombreuses années, Fátima Báñez a accepté qu’une hausse substantielle du salaire minimal interprofessionnel sur les prochaines années soit sérieusement discutée.
C’est de toute façon le sens déjà pris par le Congrès des députés cette semaine.

Même Rosell, Garamendi et la Banque d’Espagne reconnaissent que les ajustements économiques ont été bien trop importants et qu’il faut désormais faire marche arrière sur certains d’entre eux.

Source : http://cincodias.com/cincodias/2016/11/24/economia/1480015292_362302.html

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