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Dolors Montserrat, l’une des nouvelles têtes du gouvernement (photographie : PP de Catalunya)

Après avoir prêté serment devant le roi, au palais de La Zarzuela, le 31 octobre, Mariano Rajoy a annoncé ce 3 novembre dans la soirée la composition de son nouveau gouvernement par le biais d’un communiqué de presse. Il s’est au préalable rendu auprès de Philippe VI pour lui donner la primeur de la liste.

Voici donc l’ensemble des ministres de cette nouvelle législature :

  • Soraya Sáenz de Santamaría Antón, vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales – Née en 1971 à Valladolid (Castille-et-León), Soraya Sáenz de Santamaría reste en poste mais perd le caractère de porte-parole du gouvernement. Juriste de formation, avocate de l’État, elle va avoir la tâche délicate de régler la question catalane.
  • Alfonso María Dastis Quecedo, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération – Né en 1955 à Jerez de la Frontera (Andalousie), il remplace à ce poste José Manuel García-Margallo y Marfil, dont les dernières prises de position ont été mal vécues au sein du gouvernement. Licencié en droit, Alfonso Dastis est diplomate de formation. Il a notamment été ambassadeur d’Espagne aux Pays-Bas et a été nommé en 2011 ambassadeur représentant permanent de l’Espagne auprès de l’Union européenne.
  • Rafael Catalá Polo, ministre de la Justice – Né en 1961 à Madrid, il reste en poste alors qu’il avait d’abord été nommé comme « ministre de transition » après la démission d’Alberto Ruiz-Gallardón Jiménez. Licencié en droit, il a fait toute sa carrière dans l’administration publique.
  • María Dolores de Cospedal García, ministre de la Défense – Née en 1965 à Madrid, elle remplace à ce poste Pedro de Morenés y Álvarez de Eulate. Avocate de l’État, elle est, depuis 2008, secrétaire générale du Parti populaire. Personnalité de confiance de Mariano Rajoy, elle a occupé divers postes de secrétaire et sous-secrétaire d’État avant d’être élue, en 2011, présidente régionale de Castille-La Manche. Elle a perdu cette charge en 2015 après la victoire d’une coalition de gauche dans la communauté autonome.
  • Cristóbal Ricardo Montoro Romero, ministre des Finances et de la Fonction publique – Né en 1950 à Cambil (Andalousie), il reste en poste mais perd l’attribution qui correspondait aux administrations publiques. Il avait déjà été ministre des Finances de 2000 à 2004, sous la présidence de José María Aznar.
  • Juan Ignacio Zoido Álvarez, ministre de l’Intérieur – Né en 1957 à Montellano (Andalousie), il remplace à ce poste Jorge Fernández Díaz, empêtré dans plusieurs scandales. Président du Parti populaire d’Andalousie de 2012 à 2014, il a été maire de Séville de 2011 à 2015.
  • Íñigo Joaquín de la Serna Hernáiz, ministre de l’Équipement – Né en 1971 à Bilbao (Pays basque), il remplace Ana María Pastor Julián à ce poste suite à l’élection de cette dernière à la présidence du Congrès des députés. Président de la Fédération espagnole des Communes et Provinces (FEMP) de 2012 à 2015, il est élu maire de Santander (Cantabrie) en 2007.
  • Íñigo Méndez de Vigo y Montojo, marquis de Claret, ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport et porte-parole du gouvernement – Né en 1956 à Tétouan (Maroc), il reste en poste mais récupère aussi le rôle de porte-parole du gouvernement. Il avait remplacé José Ignacio Wert Ortega, très contesté par le monde éducatif et culturel. Juriste de formation, Íñigo Méndez de Vigo a fait toute sa carrière dans l’administration publique.
  • María Fátima Báñez García, ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale – Née en 1967 à San Juan del Puerto (Andalousie), elle reste en poste. Économiste de formation, elle a occupé divers postes d’importance variée au sein de gouvernements conservateurs successifs.
  • Álvaro María Nadal Belda, ministre de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda digital – Né en 1970 à Madrid, il remplace à ce poste José Manuel Soria López, qui avait démissionné en avril 2016 suite à un scandale financier, mais perd l’Industrie au profit de l’Agenda digital. Titulaire d’une licence en droit et économie, il est depuis 2011 directeur de l’officine économique de Mariano Rajoy et on lui attribue la définition des grandes lignes de la politique économique du gouvernement.
  • Isabel García Tejerina, ministre de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement – Née en 1968 à Valladolid, elle reste en poste après avoir remplacé Miguel Arias Cañete, devenu commissaire européen au Climat et à l’Énergie en 2014. Elle a notamment obtenu un diplôme d’ingénieur agronome.
  • Luis de Guindos Jurado, ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité – Né en 1960 à Madrid, il reste en poste mais récupère l’Industrie. Déjà responsable sous la présidence de José María Aznar, il appartient au Corps supérieur des Techniciens commerciaux et économistes de l’État.
  • Dolors Montserrat y Montserrat, ministre de la Santé, des Services sociaux et de l’Égalité – Née en 1973 à San Sadurní de Noya (Catalogne), elle succède à ce poste à Alfonso Alonso Aranegui, qui avait démissionné pour devenir tête de liste du Parti populaire aux élections régionales basques de septembre 2016. Licenciée en droit, elle a occupé divers postes à responsabilité au sein du Parti populaire de Catalogne.

Source : https://okdiario.com/espana/2016/11/03/alfonso-dastis-zoido-dolors-montserrat-novedades-del-gobierno-501993

4 réflexions sur “Mariano Rajoy annonce la composition de son nouveau gouvernement

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