La Commission européenne réclame de nouvelles coupes budgétaires à l’Espagne

Alors que l’Espagne devrait normalement disposer d’un gouvernement en exercice à partir du samedi 29 octobre, la Commission européenne s’est rapidement rappelée au « bon » souvenir de Madrid en lui réclamant de nouvelles coupes budgétaires. Il s’agit pour notre voisin de respecter ses engagements en matière de réduction du déficit public, ce qui supposera a priori pour Mariano Rajoy et ses ministres un effort supplémentaire de 5,5 milliards d’euros environ (rien de moins). C’est une lettre adressée à Madrid par le Français Pierre Moscovici (commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l’Union douanière) et le Letton Valdis Dombrovskis (commissaire européen à la Stabilité financière, aux Services financiers et à l’Union du Marché des Capitaux) qui rappelle aux Espagnols que l’austérité au sein des institutions européennes et de la zone euro risque de continuer encore longtemps. Il y a moins d’une semaine, le Finlandais Jyrki Katainen (commissaire européen chargé des Emplois, de la Croissance, des Investissements et de la Compétitivité) avait évité de commenter le budget sagement envoyé par Madrid et Lisbonne aux instances communautaires.

Rappelons que l’Espagne et le Portugal ont échappé il y a quelques mois à des sanctions pour non respect des objectifs de déficit public. Plusieurs autres pays (Portugal, Italie, Lituanie, Chypre, Belgique et Finlande) ont reçu un avertissement similaire à celui de l’Espagne.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-comision-europea-recuerda-espana-tiene-enviar-presupuesto-real-201610252037_noticia.html

L’OTAN « avertit » une fois de plus l’Espagne à propos de la Russie et de Ceuta

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Une vue plongeante sur la ville autonome espagnole de Ceuta, enclavée dans le Nord du Maroc (photographie : El Mundo en mi maleta)

Le secrétaire général de l’OTAN, le Norvégien Jens Stoltenberg, a une fois de plus « averti » Madrid à propos de l’escadre russe commandée par le porte-avions Amiral-Kuznetsov qui circule en mer Méditerranée. L’Espagne accueille en effet régulièrement cette escadre dans la rade de Ceuta – cette ville autonome étant, avec Melilla, hors des accords qui lient notre voisin à l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord. Cela a le don d’agacer cet organisme et plusieurs de ses membres, dont le Royaume-Uni. Jens Stoltenberg a notamment déclaré qu’il soupçonnait cette escadre de participer aux bombardements que la Russie réalise sur Alep depuis quelque temps dans le cadre du conflit syrien. Or, l’escale que réalise régulièrement l’Amiral-Kuznetsov à Ceuta lui permet de se ravitailler et de réparer d’éventuelles avaries. C’est aussi le cas des autres navires de l’escadre, dont le croiseur à propulsion nucléaire Pierre-le-Grand, la frégate anti-sous-marins Severomorsk et cinq autre unités.

Ces escales, également dénoncées par les autorités de Gibraltar, sont habituelles, selon les termes mêmes employés par le ministère espagnol de la Défense, bien que son responsable, Pedro Morenés, ait déclaré lors d’une visite à Paris qu’il s’entretiendrait avec Moscou à leur sujet. Quant au ministre des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo, il a expliqué qu’il examinerait avec la Russie sur les autorisations d’escale. Pourtant, ces révisions ne devraient rien donner de concret puisque chaque escale est soumise à une autorisation préalable au cas par cas de la part des autorités madrilènes. Voilà deux ans que l’Amiral-Kuznetsov rend une visite régulière à Ceuta…

Addendum : la Russie a finalement décidé d’annuler sa prochaine escale technique à Ceuta après la polémique générée au sein de l’OTAN.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-revisa-escala-flota-kuznetsov-ceuta-tras-preocupacion-otan-201610260529_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-rusia-retira-solicitud-repostaje-flotilla-ceuta-201610261448_noticia.html

Les entreprises espagnoles vont entamer leur meilleure campagne de Noël de toute l’histoire

Cette année, dans le cadre de leur campagne de Noël et de fêtes de fin d’année, les entreprises espagnoles dans leur ensemble pensent créer 338 000 emplois nouveaux pour faire face à la demande, soit 11,5 % de plus qu’à la même époque de l’année 2015 ou 68 % de plus qu’en 2012, en pleine crise économique. Il s’agirait du meilleur résultat de toute l’histoire économique espagnole. Quant aux communautés autonomes, il s’agirait de leur deuxième meilleur résultat, derrière celui de 2007.

En termes absolus, les trois communautés autonomes qui créeront le plus d’emplois pour cette période sont la Catalogne (+60 650), la Communauté de Madrid (+50 100 contrats) et la Région de Murcie (+44 560). En termes relatifs, ce sont la Cantabrie (+31,2 %), l’Andalousie (+24,1 %) et l’Aragon (+16,9 %) qui seront en tête du classement.

Source : https://okdiario.com/economia/2016/10/24/empresas-esperan-crear-navidad-340-000-empleos-mejor-campana-historia-474446

Le secteur ferroviaire marchand doit encore se développer en Espagne

C’est l’une des propositions de réformes qui reviennent régulièrement dans le débat politique espagnol comme un vieux serpent de mer : il faudrait que notre voisin pyrénéen mise davantage sur le transport de marchandises par voie ferroviaire pour gagner en « compétitivité », comme l’on dit. Tandis que la France convoie 15,9 % de ses marchandises par le train et que l’Allemagne atteint un pourcentage de 22 %, l’Espagne n’en est qu’à 5 %. Ces dernières décennies, les investissements publics dans le domaine se sont surtout concentrés sur les trains de voyageurs et non pas sur les trains commerciaux.

Contrairement à la SNCF ou à la Deutsche Bahn, la RENFE, via sa filiale RENFE Mercancías, ne forme pas une entreprise intégrée qui a massivement investi le secteur. Elle domine certes le transport ferroviaire de marchandises outre-Pyrénées avec environ 70 % de la part de marché mais elle ne collabore pas avec les autres compagnies présentent sur place : Comsa Rail (dont la SNCF détient 25 %), Transfesa Rail (codétenue par DB et la RENFE), Continental Rail (filiale de l’entreprise espagnole du bâtiment ACS) et Logitren (entreprise publique de la Généralité de Valence).

En septembre 2010, le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero avait certes défini un Plan stratégique pour le Développement du Transport de Marchandises Ferroviaires mais ce plan a vite été enterré avec la crise. Or, la place « marginale » (ou « périphérique ») de l’Espagne au sein de l’Union européenne lui impose d’investir non pas tant dans les lignes de chemin de fer en elles-mêmes que dans les points nodaux (terminaux et centres logistiques ferroviaires). Un défi de taille à relever pour notre voisin.

Source : http://cronicaglobal.elespanol.com/pensamiento/mercancias-y-concesiones-ferroviarias-deberes-del-nuevo-gobierno_62472_102.html?utm_source=Twitter&utm_medium=Social&utm_content=Post

Faut-il supprimer le Sénat espagnol ?

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Le salon des réunions plénières du Sénat espagnol (photographie : Wikipedia et Miguel Ángel García)

La question revient souvent en Espagne, tout comme en France : faut-il supprimer le Sénat, dont l’utilité reste à prouver pour certains et dont les dépenses ne sont pas toujours justifiées ? L’Espagne n’étant pas au sens strict un État fédéral, la chambre haute des Cortes n’a pas été conçue comme un organe de représentation fidèle des communautés autonomes. Il a d’ailleurs plus souvent servi à placer d’anciens présidents régionaux qui avaient perdu leur poste et avaient demandé une faveur à leur parti. C’est aussi le cas de responsables de diverses natures, d’anciens maires de grandes villes, etc. Les exemples abondent en la matière : le socialiste José Antonio Griñán, dit « Pepe » Griñán (président de la Junte d’Andalousie de 2009 à 2013) ; la conservatrice Alicia Sánchez-Camacho (qui se retrouve aujourd’hui au Congrès des députés) ; Luisa Fernanda Rudi (présidente du Congrès des députés de 2000 à 2004 puis présidente de l’Aragon de 2011 à 2015), du Parti populaire ; Pedro Sanz (président de La Rioja de 1995 à 2015) pour la même formation ; Alberto Fabra (président de la Communauté de Valence de 2011 à 2015), du PP ; José Ramón Bauzá (président régional des Baléares de 2011 à 2015), également du PP ; José Montilla (président de la Généralité de Catalogne de 2006 à 2010), du Parti des Socialistes catalans ; Francesc Antich (prédécesseur de Bauzá à la tête des Baléares de 2007 à 2011), du PSOE ; le socialiste Marcelino Iglesias (prédécesseur de Rudi à la tête de l’Aragon de 2007 à 2011) ; ou encore Joan Lerma (premier président de la Communauté de Valence après la transition démocratique, de 1982 à 1995), du PSOE.

En Europe, certains pays ont réduit au maximum les prérogatives de leur propre Sénat, à l’image de l’Irlande, tandis que d’autres (comme la Croatie, la Suède ou le Danemark) l’ont purement et simplement supprimé. En période d’austérité budgétaire, le Sénat espagnol se permet par ailleurs de dépenser davantage en 2016 (52,53 millions d’euros) qu’en 2015.

La chambre haute des Cortes, dont le siège se trouve sur la place de la Marine espagnole, à Madrid, est composé à l’heure actuelle de 266 membres (contre 350 pour le Congrès des députés) qui restent en poste durant quatre ans avant de remettre en jeu leur mandat. La Constitution de 1978 nous apprend que leur mode d’élection est mixte : la majeure partie d’entre eux est choisie par les Espagnols au suffrage direct dans les 60 circonscriptions nationales ; une petite partie est choisie par le Parlement de chaque communauté autonome. Le nombre de ces sénateurs dépend en partie de la population de chaque province ou chaque île et s’avère donc variable. Depuis les dernières élections générales, c’est le Parti populaire qui domine le Sénat avec 149 membres (soit une majorité absolue à lui tout seul). Il va de soi qu’une réforme de cette chambre est éminemment politique puisque certains, notamment à gauche, aimeraient voir la prééminence conservatrice remise en cause dans le domaine.

Il faut également noter que le Sénat, qui joue comme en France un rôle non négligeable dans la définition de la politique législative (notamment à travers ses commissions), doit impérativement être consulté en cas de réforme en profondeur de la Constitution. Il est enfin le garant des institutions et de leur stabilité, ce qui est un argument en faveur de son maintien.

Source : http://intereconomia.com/economia/politica/deberia-desaparecer-senado-la-agencia-colocacion-autonomica-20161024-1241/

Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle sont toujours plus nombreux

Le nombre de pèlerins qui parcourent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle jusqu’en octobre de cette année a d’ores et déjà dépassé le nombre total de marcheurs recensés sur cet itinéraire durant toute l’année 2015. Près de 263 000 compostelas (documents accréditant qu’au moins 100 kilomètres ont été réalisés à pied sur le camino) ont ainsi été validés, contre un peu plus de 262 000 l’année dernière au mois de décembre. Presque 55 % des pèlerins de cette année sont des étrangers et ils viennent de 168 pays différents. Après les Espagnols, les Italiens sont donc les plus nombreux, suivis des Allemands, des Américains, des Portugais, des Français, des Irlandais, des Britanniques, des Australiens et des Canadiens. C’est toujours le « chemin français » (camino francés) qui attire le plus de pèlerins, devant le « chemin portugais » (camino portugués), le « chemin du Nord » (camino del Norte) et le « chemin primitif » (camino primitivo).

Source : https://okdiario.com/sociedad/2016/10/22/camino-santiago-recibido-octubre-mas-peregrinos-2015-471234

Quelle est l’image de l’Espagne en Amérique latine ?

L’image de l’Espagne en Amérique latine est-elle bonne ou mauvaise ? Environ deux siècles après l’indépendance de la plupart des pays latino-américains (aussi bien hispanophones que lusophones), quels sont les rapports qu’ils entretiennent avec leur ancienne métropole ? En réalité, il est très difficile de répondre à ces questions, surtout de façon aussi catégorique. La perception de l’Espagne par les Latino-Américains dépend de multiples facteurs parfois plus conjoncturels que structurels. Au XIXe siècle, l’Amérique latine voyait affluer de nombreux émigrés espagnols qui cherchaient une vie meilleure ; le mouvement s’est ensuite inversé dans la seconde moitié du XXe siècle. Voilà donc un phénomène qui a puissamment contribué à changer l’image de l’Espagne dans ses anciennes colonies. De la même façon, l’arrivée massive des multinationales espagnoles outre-Atlantique (notamment dans le domaine du bâtiment, de la banque, de l’énergie ou des communications) a parfois été très mal vécue par les Latino-Américains, notamment en Bolivie, en Argentine ou au Venezuela. L’idée d’une « nouvelle conquête » n’a guère aidée à décrisper les relations bilatérales. Notons enfin que dans certaines nations, comme l’Équateur, la crise économique débutée en 2008 a forcé de nombreux émigrés à quitter l’Espagne pour rentrer dans leur pays d’origine, ce qui n’a pas amélioré l’image de notre voisin dans ces contrées, tant s’en faut.

D’après une enquête baptisée « Latinobarómetro » et réalisée par l’Institut royal Elcano, les pays qui ont la moins bonne image de l’Espagne sont la Bolivie (39 % d’avis favorables), le Venezuela (43 %) et le Costa Rica (48 %), tandis que ceux qui en ont la perception la plus positive sont l’Uruguay (74 %), le Honduras (71 %) et l’Équateur (71 % également). Globalement, les Latino-Américains ont une moins bonne image de l’Espagne que les membres du G8. La réputation de notre voisin pyrénéen est excellente en Argentine, au Mexique et au Pérou mais nettement moins bonne au Brésil, au Chili et en Colombie. Ce sont les Paraguayens et les Honduriens qui ont la meilleure opinion de la démocratie espagnole, tandis que les Uruguayens ne la voient pas comme une démocratie très aboutie.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-imagen-espana-cambio-continuo-america-latina-201610240753_noticia.html

L’espagnol, atout de l’Espagne aux États-Unis d’Amérique

Ce sont pas moins de 450 à 550 millions personnes (selon les différentes estimations) qui ont l’espagnol pour langue maternelle dans le monde, soit 7,8 % de la population mondiale. Seul le mandarin est plus parlé en tant que langue maternelle, mais l’espagnol s’impose largement devant le russe, le français ou l’allemand.

Or, en 2050, les États-Unis d’Amérique deviendront le premier pays hispanophone au monde (ils sont actuellement deuxièmes dans ce classement, derrière le Mexique mais devant l’Espagne), notamment grâce aux 50 millions de locuteurs de l’espagnol parmi les Latinos. Le taux de croissance végétative de ces derniers est supérieur à celui du reste de la population, ce qui semble assurer une pérennité (au moins relative) de la langue espagnole outre-Atlantique. Or, ce n’est pas seulement le poids démographique qui joue en la matière mais aussi le poids économique puisque, selon plusieurs études (dont une menée par Telefónica), parler espagnol est un atout évident aux États-Unis. Cette compétence peut en effet supposer jusqu’à 10 % supplémentaires sur le salaire d’un travailleur.

Un des nombreux atouts de la langue espagnole dans le monde actuel…

Source : http://www.icex.es/icex/es/Navegacion-zona-contacto/revista-el-exportador/observatorio2/REP2016670157.html

Neuf compagnies espagnoles derrière le succès de « Rosetta »

Lancée en 2004, la sonde spatiale Rosetta a beaucoup fait parler d’elle en 2016 lorsqu’elle a enfin pu approcher de son objectif, la comète Tchourioumov-Guérassimenko. Ce grand succès de l’astronautique internationale est en partie dû à neuf compagnies espagnoles qui ont collaboré avec l’Agence spatiale européenne.

Parmi ces firmes, notons Airbus Defence and Space (qui a partiellement conçu les antennes de moyenne distance), Alter Technology (qui a largement collaboré aux instruments et outils d’analyse des éléments de la comète), CRISA (qui a fourni les ordinateurs et unités électroniques nécessaires au navigateur de la sonde et à la caméra de navigation), Tryo Aerospace (qui a fabriqué l’antenne parabolique à rayons X utilisée pour les communications avec la Terre) ou encore SENER (qui a travaillé sur la plateforme générale de la sonde ou sur sa charge utile).

Source : http://www.onemagazine.es/industria-espacio-empresas-espanolas-rosetta

Le PSOE s’abstiendra finalement pour laisser Mariano Rajoy gouverner

Le feuilleton autour de la crise parlementaire en Espagne devrait a priori toucher à sa fin la semaine prochaine, juste à temps pour qu’un gouvernement puisse enfin être formé. Plusieurs semaines après la démission de Pedro Sánchez à la tête du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), la formation s’est réunie ce dimanche 23 octobre en comité fédéral afin de décider de la conduite à tenir à l’égard du Parti populaire (PP) et de Mariano Rajoy, qui est toujours président du gouvernement en fonction suite aux dernières élections générales.

Finalement, par 139 voix pour (contre 96 contre et 2 abstentions), le parti choisira une abstention technique (probablement au second tour du scrutin parlementaire) pour permettre à Mariano Rajoy de former un nouveau gouvernement. Le PSOE a en tout cas une fois de plus montré ses divisions internes, notamment entre fédérations : si l’Andalousie, la Castille-La Manche ou l’Estrémadure ont choisi l’abstention, d’autres fédérations (comme le Parti des Socialistes catalans ou les Baléares) ont voté pour le maintien du « non » au candidat conservateur.

Les consultations des différents représentants parlementaires avec Philippe VI, qui se déroulent entre le 24 et le 25 octobre, devront donc aboutir à l’organisation d’une session d’investiture en fin de semaine.

Reste désormais un problème : Mariano Rajoy pourra former un gouvernement minoritaire, avec l’abstention du PSOE et probablement le soutien du parti Citoyens, mais quid de la stabilité politique dans le pays ? Le vote de nombreuses lois – y compris du budget – risque d’être très difficile, avec une opposition peu disposée à collaborer. Mariano Rajoy a déjà averti les Espagnols : si la nouvelle législature est instable et s’il ne peut mener à bien aucun programme politique cohérent, il demandera la dissolution du Parlement en mai 2017. Autant dire que nous ne sommes pas sortis de l’auberge (espagnole)…

Source : http://www.abc.es/espana/abci-psoe-decide-comite-federal-abstenerse-y-facilitar-investidura-rajoy-201610231458_noticia.html