« Le Trône de fer » s’intéresse encore à l’Espagne

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La région naturelle de Los Barruecos (photographie : Hoy)

Après avoir choisi de nombreuses régions espagnoles (Catalogne, Communauté de Valence, Andalousie, Castille-La Manche, Pays basque, Navarre, etc.) comme lieu de tournage, la production du Trône de fer a décidé de se tourner une fois de plus vers notre voisin pyrénéen pour sa septième saison.

Concrètement, c’est vers l’Estrémadure que les regards se concentrent désormais, en particulier vers les communes de Cáceres et de Malpartida de Cáceres – c’est précisément la zone naturelle de Los Barruecos qui semble susciter l’intérêt. Déclarée « monument naturel » par la Junte d’Estrémadure en 1996, cette région connue pour ses lacs, ses étangs et ses formations géologiques est considérée comme un paradis pour les oiseaux et, plus largement, pour la faune et la flore. En 2015, elle a été élue « Meilleur coin d’Espagne » (« Mejor rincón de España ») lors d’un scrutin national organisé par les guides Repsol.

Si les autorités régionales et locales ont bien confirmé qu’elles avaient été contactées par la production de la série au succès mondial, elles ont préféré se montrer prudentes et rester évasives pour le moment.

Source : http://www.hoy.es/caceres/201607/15/serie-juego-tronos-quiere-20160715203328.html

Atapuerca envisage son futur avec sérénité

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Le site préhistorique d’Atapuerca (photographie : National Geographic)

Le site préhistorique d’Atapuerca, situé dans la province de Burgos (Castille-et-León), riche en grottes et tranchées, a récemment fait l’objet d’une nouvelle découverte. Des restes de 350 000 à 400 000 ans d’ancienneté ont été trouvés sous la direction des responsables du site, Eudald Carbonell, José María Bermúdez de Castro et Juan Luis Arsuaga, lesquels espèrent d’ailleurs mettre la main sur des ossements et des objets de plus d’un million et demi d’années. Cet âge constituerait un record pour Atapuerca.

Les restes en question sont composés de divers fossiles humains (trois phalanges, un morceau de tibia, un bout de péroné, un tiers d’humérus, une partie de clavicule et des fragments de côtes et de crâne) et ont été découverts dans le Gouffre des Os (Sima de los Huesos). Ils sont d’ailleurs les seuls en Europe à appartenir au pléistocène moyen.

Cette trouvaille, même si elle n’est pas suivie d’une intense campagne médiatique, permettra au site d’Atapuerca de reprendre sa « vitesse de croisière » après plusieurs années difficiles. Il s’agit de l’un des lieux les plus importants pour la compréhension de l’évolution de l’espèce humaine. Ses découvertes sont d’autant mieux accessibles au grand public qu’il est accompagné depuis 2010 du Musée de l’Évolution humaine, situé à Burgos.

Sources : http://www.abc.es/espana/castilla-leon/abci-hallan-atapuerca-yacimiento-podria-contener-restos-hasta-15-millones-anos-201607191256_noticia.html et http://www.abc.es/ciencia/abci-perfilando-futuro-atapuerca-201607192105_noticia.html

Ana Pastor devient la nouvelle présidente du Congrès des députés

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Ana Pastor, ovationnée par son groupe parlementaire après son élection en tant que présidente du Congrès des députés (photographie : Marta Jara – El Diario)

Après plusieurs journées de supputations, de calculs savants et de cabales, c’est finalement la candidate du Parti populaire, Ana Pastor, qui emporte la présidence du Congrès des députés. Élue, comme le veut la règle, le jour de constitution des Cortes, le 19 juillet, elle doit cependant attendre le second tour de scrutin pour l’emporter sur le candidat du Parti socialiste ouvrier espagnol, Francisco López (dit « Patxi » López), président du Congrès sortant, qui ne sera resté en poste que sept mois.

Elle reçoit les 169 voix de la coalition de circonstances composée du PP et du parti Citoyens, qui ont passé un pacte la veille du vote, tandis qu’au second tour, Patxi López peut compter sur les bulletins de sa formation et sur ceux d’Unidos Podemos (soit 155 députés). Les partis régionalistes et nationalistes présents à la chambre basse (Gauche républicaine de Catalogne, Convergence démocratique de Catalogne, Parti nationaliste basque, Bildu et Coalition canarienne) se sont par ailleurs abstenus au second tour.

Parmi ces formations d’origine régionale, seule la droite séparatiste catalane a présenté un candidat au premier tour en la personne de Francesc Homs, qui a reçu le soutien de 8 députés. Unidos Podemos, de son côté, a misé sur Xavier Domènech, tête de file de sa « confluence » catalane En Comú Podem-Guanyem el Canvi (littéralement, « En commun nous pouvons-Gagnons le Changement »), qui a été choisi par les 71 députés de son parti.

Ana María Pastor Julián, née en 1957 à Cubillos del Pan, dans la province de Zamora (actuelle Castille-et-León), est licenciée de médecine et de chirurgie. Après avoir empoché son diplôme à l’université de Salamanque, elle intègre le grand corps de la Santé publique et de l’Administration sanitaire, puis occupe divers postes dans ce domaine au sein du gouvernement régional galicien. Directrice de la Mutualité générale des Fonctionnaires civils de l’État, elle est élue députée de la province de Pontevedra en 2000 puis occupe divers postes d’ampleur nationale : sous-secrétaire à l’Éducation, à la Culture et au Sport (1999-2000), sous-secrétaire à la Présidence (2000-2001), sous-secrétaire à l’Intérieur (2001-2002), ministre de la Santé et de la Consommation de la seconde législature de José María Aznar (2002-2004), secrétaire exécutive de la Politique sociale du Parti populaire (2004-2008), deuxième vice-présidente du Congrès des députés (2008-2011), coordinatrice à la Participation sociale du Parti populaire (depuis 2004) et enfin ministre de l’Équipement (2011-2016).

Alors que tout la prédestinait ce médecin de formation à occuper le portefeuille de la Santé, finalement octroyé à Ana Mato, elle gère d’une main de fer les investissements publics nationaux en matière d’infrastructures. Son ministère est d’ailleurs marqué par une vague de privatisations consécutive à la politique d’austérité décrétée par le gouvernement Rajoy. Elle doit aussi gérer la faillite de plusieurs autoroutes espagnoles, notamment dans la banlieue de Madrid, et parvient, aux prix de coupes sanglantes, à rendre rentables les principales entreprises nationales de transport (notamment dans le domaine ferroviaire et aérien).

Le Bureau du Congrès des députés est favorable à la droite parlementaire, qui y occupe cinq sièges sur neuf. L’on y retrouve quatre vice-présidents : Ignacio Prendes (dit « Nacho » Prendes), député des Asturies et élu de Citoyens ; Micaela Navarro, présidente du PSOE et députée de la province de Jaén ; Rosa Romero, députée de la province de Ciudad Real et élue du PP ; et Gloria Elizo, présidente de la Commission des Garanties de Podemos et députée de la province de Tolède. Y sont également présents quatre secrétaires : Alicia Sánchez-Camacho, présidente du PP de Catalogne et députée de la province de Barcelone ; Juan Luis Gordo, député de la province de Ségovie et élu du PSOE ; Patricia Reyes, députée de Madrid et élue de Citoyens ; et Marcelo Expósito, député de la province de Barcelone et élu de Podemos.

De son côté, sans surprise, Pío García-Escudero a facilement défait la candidate d’Unidos Podemos, la sénatrice basque Miren Gorrotxategui, pour s’imposer comme président du Sénat pour la troisième fois consécutive avec une majorité absolue de 144 voix. Le Bureau du Sénat est une fois encore favorable à la droite. Ses deux vice-présidents sont désormais Pedro Sanz, sénateur de La Rioja et élu du PP, et Joan Lerma, sénateur de la Communauté de Valence et élu du PSOE. Fait intéressant : les conservateurs ont cédé un siège au Bureau de la chambre haute au Parti nationaliste basque – nul ne sait pour obtenir quelle concession. Les quatre secrétaires du Sénat sont en effet Luis Fernández Aznar, sénateur de Castille-et-León et élu du PP ; María Adelaida Pedrosa (dite « Adela » Pedrosa), sénatrice de la Communauté de Valence et élue du PP ; Juan Carlos Raffo, sénateur d’Andalousie et élu du PSOE ; et María Eugenia Iparragirre, sénatrice du Pays basque et élue du PNV.

Reste désormais à élire le président du gouvernement…

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-pastor-nueva-presidenta-congreso-201607191152_noticia.html, http://www.abc.es/espana/abci-pp-presidira-congreso-diputados-gracias-acuerdo-ciudadanos-201607181434_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-matematicas-para-candidato-pp-no-presida-finalmente-congreso-201607181530_noticia.html

L’humiliation subie par la flotte anglaise en 1589

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La statue de la Galicienne María Pita, sur la place du même nom, devant l’hôtel de ville de La Corogne (photographie : Blog Turismo de Galicia)

L’épisode de l' »Invincible Armada » (surnom donné par les Anglais eux-mêmes), importante flotte espagnole qui devait envahir la Grande-Bretagne en 1588 et qui a fini terrassée par la tempête, est célèbre non seulement outre-Manche et outre-Pyrénées mais aussi en France. Il a donné l’occasion à l’historiographie britannique de magnifier la geste nationale et de forger une légende (celle de la domination écrasante de leur pays sur les mers et de l’inaptitude des Espagnols en la matière) à laquelle croient d’ailleurs de nombreux Français.

Outre le fait que cette légende est largement exagérée (pour ne pas dire fausse), l’épisode qui semble le mieux la sous-tendre a eu tendance à faire oublier l’humiliation subie par les Anglais une année après la destruction de la flotte affrétée par Philippe II (1556-1598). Le 4 mai 1589, le fameux corsaire Francis Drake (dont la légende exagère là aussi largement les exploits et la réussite), à la tête d’environ 150 navires, tente de passer par le fond ce qui reste de la marine espagnole, alors en pleine reconstruction, et de favoriser l’indépendance du Portugal, intégré à l’Espagne depuis 1580 dans le cadre de l' »Union ibérique ».

L’objectif de Francis Drake, qui reçoit pour cette mission la bénédiction de la reine Élisabeth Ière, est le port de La Corogne, en Galice, dont la défense est alors coordonnée par le capitaine général Juan Pacheco. Le corsaire anglais fait débarquer pas moins de 10 000 hommes, qui réussissent d’abord à prendre le quartier de la Poissonnerie, situé extra muros, et à détruire l’un des plus importants galions espagnols, le San Bernardo, alors en réparation. La tentative d’invasion de la cité en bonne et due forme est toutefois fatale aux Anglais, qui tombent sur une résistance acharnée de la population, menée par María Pita, veuve de l’un des combattants.

Une humiliation pour une troupe aussi importante qui n’était finalement pas aussi experte que les récits postérieurs ont bien voulu le dire…

Source : http://www.abc.es/historia/abci-cuando-espana-humillo-coruna-invencible-inglesa-infame-pirata-drake-201605040128_noticia.html

C’est la Généralité qui investit le moins dans les infrastructures catalanes !

L’accusation de sous-investissement dans les infrastructures régionales revient souvent dans la bouche des séparatistes catalans, qui reprochent à l’État central de ne pas doter la communauté autonome des éléments suffisants à son développement matériel.

De nombreuses analyses statistiques avaient déjà démenti de telles allégations, souvent étayées par des rapports biaisés et facilement démontés. C’est toutefois un nouveau document édité à partir des statistiques de la SEOPAN (Association des Entreprises constructrices et concessionnaires d’Infrastructures), organisation des entrepreneurs du secteur, qui permet de mieux comprendre la situation. Réalisé par l’association Cohabitation civique catalane, ce rapport montre que, de janvier à mai 2016, l’administration centrale a investi pour 153,9 millions d’euros en Catalogne au motif des travaux publics… soir 71 % de plus que la Généralité elle-même ! Sur la même période, le gouvernement de Carles Puigdemont a d’ailleurs poursuivi la politique de désengagement de l’autonomie initiée par son prédécesseur, Artur Mas, en faisant baisser les investissements dans les infrastructures de 61 %.

Si l’on se concentre sur les années 2011 à 2015, qui ont été marquées par la présidence de Mariano Rajoy, l’État central a dépensé 2,18 milliards d’euros pour les infrastructures catalanes, soit 41 % de plus que l’exécutif régional. Durant ces quatre années, le gouvernement d’Artur Mas a consacré 208 euros par Catalan au développement des infrastructures, soit 32 % de moins que la moyenne des autres gouvernements régionaux.

S’il y a donc bien un déficit de dépenses dans les infrastructures catalanes, il est le fait du gouvernement régional lui-même.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/167216/nacional/La-administracion-central-invierte-un-70-por-ciento-mas-que-la-autonomica-en-Cataluna.html

L’Espagne renforce sa place sur le marché ferroviaire américain

L’entreprise CAF (acronyme pour Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles), spécialisée dans le matériel ferroviaire et basée à Beasáin, dans la province de Guipuscoa (Pays basque), a décroché un important contrat en Équateur. Elle construira en effet 18 trains pour le métro de Quito, pour une somme de 164 millions d’euros, suite à un accord passé avec le ministère équatorien des Finances.

Ces trains circuleront sur la première ligne dudit métro, qui est en cours de construction. Or, c’est une autre firme espagnole, Acciona (sise à Alcobendas, dans la Communauté de Madrid), qui bâtit actuellement cette infrastructure en collaboration avec une multinationale brésilienne, Odebrecht.

L’entreprise CAF, déjà très présente sur le marché international, renforce sa place sur le continent américain, notamment dans le domaine des véhicules pour métro. Elle a déjà obtenu d’importants contrats en Colombie (Medellín), au Brésil (São Paulo), au Chili (Santiago) et au Venezuela (Caracas) ainsi qu’au Mexique (Mexico et Monterrey) et aux États-Unis d’Amérique (Washington D.C.)

Source : http://www.abc.es/economia/abci-suminstrara-18-trenes-para-metro-quito-164-millones-euros-201607160438_noticia.html

68 % des Portugais souhaiteraient une intégration de leur pays à l’Espagne

C’est ce que laisse entendre le dernier baromètre sur l’image de l’Espagne réalisé par l’Institut royal Elcano, think tank sis à Madrid et parrainé par la Couronne. 68 % des Portugais interrogés par cet organisme dans le cadre de ses recherches affirment en effet qu’ils aimeraient voir leur pays intégrer l’Espagne pour ne former plus qu’une seule entité ibérique. Parmi les rares points négatifs qu’ils verraient dans cette fusion, ils craignent une « colonisation » de leur économie par des entreprises espagnoles.

74 % des personnes sondées dans ce pays expliquent cependant qu’ils voient dans l’Espagne le partenaire privilégié du Portugal et se prononcent pour un renforcement de l’alliance entre les deux nations. Seuls 38 % sont davantage favorables à un rapprochement avec la France et 24 %, avec l’Allemagne.

Ce nouveau baromètre de l’Institut royal Elcano montre que le terme « crise » est aujourd’hui moins spontanément associé à l’Espagne, tandis que les stéréotypes sur la sieste et le flamenco perdent aussi en force. En revanche, la tauromachie, le football et le tourisme balnéaire continuent de constituer les clichés les plus souvent cités.

Concernant la Catalogne, la majeure partie des sondés estime que son indépendance serait néfaste aussi bien pour les Espagnols que pour les Catalans eux-mêmes, exception faite des Britanniques interrogés.

Cette enquête, réalisée dans dix pays (Allemagne, Royaume-Uni, France, Portugal, États-Unis d’Amérique, Colombie, Pérou, Maroc, Chine et Inde), est très claire concernant l’image générale de l’Espagne, qui va en s’améliorant, avec une note de 7,2/10.

Source : http://www.abc.es/internacional/abci-68-por-ciento-portugueses-quiere-unirse-espana-201607151649_noticia.html

L’Espagne fait classer un nouveau site au patrimoine de l’UNESCO

An escort waits for the arrival of Spain's PM Rajoy to visit the Antequera Dolmens site, in Antequera
L’un des mégalithes d’Antequera (photographie : Cordon Press – Libertad digital)

Cela faisait déjà un moment que l’Espagne l’attendait et la session de l‘Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture qui avait lieu ces derniers jours à Istanbul (en pleine tentative de coup d’État) l’a confirmé : le site des dolmens d’Antequera, dans la province de Málaga (Andalousie), a été classé au patrimoine mondial par cet organisme.

Cet ensemble mégalithique, considéré comme le « Stonehenge espagnol », constitue l’un des mieux conservés et des plus vastes du genre en Europe continentale – il est de fait plus grand que Stonehenge et date de 6 000 ans environ. Il comprend notamment les dolmens de Menga, de Viera et d’El Romeral, nichés au cœur d’impressionnants paysages minéraux, comme la Roche des Amoureux (Peña de los Enamorados) et le torcal d’Antequera. Le maire de la commune, Manuel Barón, et la conseillère régionale à la Culture, Rosa Aguilar, étaient d’ailleurs présents à Istanbul pour assister aux débats de la session de l’UNESCO.

Les dolmens d’Antequera tentent d’intégrer la liste du patrimoine protégé au niveau mondial depuis 2012 et ils attirent en moyenne 100 000 visiteurs par an. Il s’agit du premier site mégalithique classé à l’UNESCO en Europe continentale. Il s’agit du 45e site espagnol officiellement classé, ce qui fait du pays la troisième nation au monde par le nombre de sites protégés après l’Italie et la Chine.

Source : http://sevilla.abc.es/andalucia/malaga/sevi-dolmenes-antequera-patrimonio-humanidad-201607151552_noticia.html

Qui pour présider le Congrès des députés ?

De troisièmes élections générales en un an ne sont toujours pas exclues et aucune majorité parlementaire n’est encore dégagée mais il faut déjà songer à un candidat pour présider le Congrès des députés. Son actuel président est le socialiste Francisco López, dit « Patxi » López, ancien président régional du Pays basque (2009-2012), élu le 13 janvier 2016 avec le soutien du PSOE, du Parti populaire et du parti Citoyens. Au début de l’année, suite aux élections générales du 20 décembre 2015, les conservateurs avaient bien moins les moyens d’imposer leur candidat – qui aurait probablement été le président sortant, Jesús Posada. Ils avaient alors transigé afin de conserver une majorité « de droite » au Bureau du Congrès (Mesa del Congreso), institution capitale dans la définition de la législation nationale.

Le PP dispose cette fois-ci de davantage de députés (137 contre 123) et espère avoir le soutien des centristes d’Albert Rivera, qui lui serait suffisant (le président du Congrès peut en effet se contenter, au second tour du scrutin, d’une majorité relative). Reste que les candidats potentiels et sérieux ne sont pas légion, notamment depuis que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération en fonction, José Manuel García-Margallo, a reconnu ne pas être intéressé alors que tous les médias le voyaient en successeur de Jesús Posada. Plusieurs noms circulent désormais, les deux principaux appartenant à deux femmes : Ana Pastor, actuelle ministre de l’Équipement en fonction, et Alicia Sánchez-Camacho, présidente du Parti populaire de Catalogne depuis 2008 et actuelle première secrétaire de la chambre basse des Cortes. Si l’une des deux est effectivement élue, ce sera la deuxième fois dans l’histoire de l’Espagne qu’une femme présidera le Congrès des députés, après Luisa Fernanda Rudi (2000-2004), du Parti populaire là aussi.

Le PP a cependant un problème de taille face à lui puisque le parti Citoyens défend l’idée selon laquelle le président du Congrès des députés devrait être d’un autre parti que le président du gouvernement afin d’assurer la « séparation des pouvoirs » (sic). Il pourrait alors être amené à soutenir le candidat du PSOE (Patxi López ou bien encore Micaela Navarro, présidente de la formation et actuelle deuxième vice-présidente du Congrès des députés), peut-être en accord avec Podemos.

Au Sénat, la question sera moins complexe puisque le Parti populaire dispose à lui seul d’une confortable majorité absolue. Pío García-Escudero, comte de Badarán, devrait ainsi se succéder à lui-même.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/167192/nacional/El-PP-piensa-en-Ana-Pastor-para-presidir-el-Congreso.html

Des sanctions contre-productives

La décision prise ce 12 juillet par les ministres des Finances européens d’enclencher un processus de sanctions à l’égard de l’Espagne et du Portugal suite au non respect de leurs engagements en matière de déficit public (pour Madrid, 5,1 % du PIB au lieu de 4,2 %) a été plus que tièdement accueillie, aussi bien dans les pays concernés que dans d’autres nations européennes.

Il faut dire que cette décision, qui doit encore être confirmée dans vingt jours, arrive au plus mauvais moment pour une organisation en pleine déliquescence suite au référendum britannique du 23 juin. Elle va aussi à l’encontre du bon sens puisque l’on reproche à l’Espagne et au Portugal de ne pas avoir stabilisé leurs comptes publics et on leur propose, pour y remédier… d’augmenter les dépenses inutiles !

Le ministre de l’Économie et de la Compétitivité en fonction, Luis de Guindos, a d’ailleurs protesté contre cette mesure tout en assumant de façon honteuse une augmentation de l’impôt sur les sociétés pour accroître les recettes nationales. Le gouvernement en fonction a d’ailleurs dix jours pour justifier de ce « dérapage » et a publié en ligne, sur le site de La Moncloa, sa défense, de façon à faire pression sur l’opinion publique. Cette défense pointe à juste titre les efforts considérables accomplis par l’Espagne en période de récession et les chiffres macro-économiques acceptables du pays ces dernières années.

En cas de confirmation de sortie du Royaume-Uni de la « construction européenne », l’Espagne deviendrait par ailleurs contributeur net de l’organisation, ce qui lui permettrait de peser davantage sur les décisions de l’ensemble. Quoi qu’il en soit, cette décision suicidaire doit donner une bonne raison supplémentaire aux Espagnols de quitter l’Union européenne une bonne fois pour toutes.

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mineco/Paginas/2016/130716alegaciones.aspx